29 avril – 1er mai 2017, District de Saint-Germain-en-Laye

Le weekend du 1er mai, s’est tenu le rallye louvetisme que nous avons organisé pour les meutes et les clairières de notre district de saint Germain en Laye.

Le mois d’avril se terminait à peine que nos louveteaux et louvettes, las des frimas de l’hiver, ont enfilé leur plus beau pelage et se sont chargés de lourds sacs à dos pour ce premier camp de l’année : le premier sans doute de leur vie pour bon nombre de jeunes pattes-tendres.

C’est donc le cœur plein d’entrain et le sourire aux lèvres que les loups – débordant d’enthousiasme à la perspective de ces trois jours exceptionnels – arrivent et s’installent sur les terres d’une immense et belle prairie de Breuil-en-Vexin. Le soleil se montre généreux et ne ménage pas ses rayons sur les tentes qui déjà se dressent, dans un bourdonnement de bonne humeur générale.

Nos loups prêts à l’aventure se mesurent dès leur installation au matériel de campisme, laissé plus ou moins tel quel depuis les précédents camps.

C’est l’occasion pour certains d’apprendre à monter une tente malgré la défection de sardines ou piquets ! Pour d’autres en revanche, c’est la joie de découvrir une tente claire, encore toute neuve, et la perspective d’étrenner à cette occasion une aussi confortable demeure de plein air.

Une fois tout le monde installé, nous ouvrons officiellement le rallye par un grand rassemblement. Imaginez un peu, près de deux cents loups tous alignés autour de leurs chefs !

Après cela, chacun part par petits groupes découvrir différents ateliers où leur est proposé de confectionner une variété d’objets utiles pour le camp.

Le moment est donc venu pour eux de fabriquer des maracas pour dynamiser chants, danses et veillées, ou encore de s’entraîner à la réalisation de nœuds. Le clou de ces ateliers : de superbes paraquas, jaunes, verts ou mauves, à personnaliser et arborer fièrement !

davNous concluons cette première journée par la veillée sur le centenaire du louvetisme, pendant que s’allument doucement les étoiles dans le ciel de Breuil-en-Vexin, et que peu à peu s’élèvent les notes joyeuses des chants louveteaux, encore pleins d’entrain – avant une bonne nuit de repos !

Le lendemain et malgré le froid matinal, meutes et clairières s’éveillent avec entrain, prêts à se mettre en chasses pour partir à la rencontre des saint protecteurs de la France et découvrir tour à tour les vies de Notre Dame, Saint Rémi, Saint Martin, Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, Saint Louis et de Sainte Jeanne d’Arc. Ensemble, ils poursuivront la même quête : reconstituer avec succès trois grandes icônes fragmentées devant lesquelles ils prieront au cours de la messe.

dav

Après cette matinée bien longue et nos loups ayant l’estomac dans les talons, ce fut l’heure de préparer le repas ! Ces derniers redoublant d’ardeur pour qu’aucun plat ne manque de saveur. Une fois repu et après une sieste bien méritée, C’est tous ensemble que nous nous sommes rendus à l’église du village pour la messe célébrée par l’un de nos conseillers religieux.

Malheureusement, de retour au campement, loups et chefs furent soudainement assaillis par une averse de pluie. Mais, nos hardis campeurs, dont le courage est sans égal, ont appris avec le temps à l’accueillir sans broncher, en vrais disciples de St François d’Assise. Cependant, la pluie de plus en plus forte entraîne un repli des loups sous leur tentes.

Bientôt des mares se forment, des ruisseaux s’écoulent, et finissent par déborder… jusque dans les tentes. C’est l’alerte générale : le campement commençant à être inondé, contraignant à déplacer les tentes d’une meute en première ligne.

Si le froid et l’humidité transpercent les os, ils n’ont pas raison du moral des loups qui ont su démontrer qu’en toutes circonstances et particulièrement les moins favorables, un petit loup pense d’abord aux autres. Louvettes et louveteaux finissent ainsi cette journée sans un poil de sec, mais une belle veillée avant le coucher apaise les esprits chagrins et ragaillardit tous les cœurs !

Toute la nuit durant, la pluie laisse place au vent, et celui-ci éprouve les frêles tentes du campement.

Au lever du jour avec un temps plus calme, louveteaux et louvettes émergent tout à fait de leur sommeil en se réchauffant l’estomac et la voix, prêts à se mettre en chasse.

Cette fois-ci, il faut parcourir le plus vite et loin possible les cases du jeu de l’Oie en s’aventurant dans la Jungle. Là leur sont réservées de nombreuses épreuves et énigmes à élucider ; seuls les plus fins connaisseurs du louvetisme et les plus rapides explorateurs y parviendront ! Louvettes et louveteaux se dépensent avec enthousiasme sous un ciel plus clément, et pendant toute la matinée la forêt résonne d’un concert de bousculades et de cris joyeux.

Après cette chasse entraînante, les estomacs crient famine et nos meutes et clairières fêtent autour d’un festin succulent cette bonne matinée et ces dernières heures au camp, avant de ranger tout le campement. De nouveau, il semble qu’une ruche humaine s’affaire et s’agite sur la prairie.

Plus tard, au milieu de l’après-midi, les loups se rassemblent une dernière fois solennellement avant de se quitter.

Tout le rallye durant, ils ont chassé aux côtés de leurs valeureux chefs et cheftaines, bravant chacun la chaleur du soleil mais aussi la pluie et le vent, sans perdre le sourire louveteau ni leur générosité. Chacun semble être rentré ravis, prêts désormais pour le camp d’été !

L’Équipe de district, en collaboration avec une Akéla